Imagine un endroit où les volcans fument comme des marmites oubliées, où les cascades jaillissent tous les deux kilomètres, et où les moutons sont plus nombreux que les habitants. L’Islande, c’est une terre brute, sauvage, imprévisible. Ici, la nature n’est pas un décor : c’est elle qui décide. Tu pars sous un ciel bleu, tu finis sous une tempête de grêle, et entre deux tu croises un arc-en-ciel. Les routes sont des lignes droites vers le néant, les cafés coûtent un rein, mais tu pardonnes tout parce que chaque paysage est une claque. Bref, bienvenue dans le plus grand parc d’attractions naturel du monde.
Sommaire
Cercle d’Or
Trois arrêts, mille photos. Le Cercle d’Or, c’est l’excursion la plus populaire et tu comprends vite pourquoi. Tu commences par Þingvellir, berceau du premier parlement du monde, mais aussi faille géologique où tu marches littéralement entre deux continents. Ensuite, tu passes à Geysir, le papa de tous les geysers, même si aujourd’hui c’est son cousin Strokkur qui s’amuse à t’arroser toutes les dix minutes. Et pour finir, Gullfoss, une cascade double qui te projette des litres d’eau au visage tout en te faisant dire “wow” toutes les dix secondes. C’est touristique, oui, mais c’est aussi un concentré de ce que l’Islande a de mieux à offrir.

Lagune glaciaire de Jökulsárlón
Imagine un lac rempli d’icebergs flottants, certains bleus, d’autres transparents comme du verre, qui dérivent lentement avant de filer vers la mer. Bienvenue à Jökulsárlón. Tu peux embarquer sur un bateau amphibie pour slalomer entre les blocs, ou juste rester sur le bord à contempler ce spectacle hypnotisant. Avec un peu de chance, un phoque pointera son museau pour compléter la carte postale. Et juste en face, sur la plage de sable noir, les morceaux de glace s’échouent comme des diamants géants : c’est la fameuse Diamond Beach. Entre la lumière changeante et les contrastes surréalistes, tu passes plus de temps à dire “c’est pas possible” qu’à prendre des photos.

Blue Lagoon
Oui, c’est cher. Oui, c’est blindé de monde. Mais oui, ça vaut le coup. Le Blue Lagoon, c’est cette piscine géothermique couleur bleu laiteux qui t’accueille avec ses vapeurs chaudes alors que dehors il fait un froid de Viking. Tu plonges dans l’eau à 39 degrés, tu te tartines la tronche de boue de silice (instant spa gratuit), et tu sirotes un smoothie en te disant que finalement, le bonheur, c’est simple. Le décor est lunaire, la peau te dit merci, et même si c’est un piège à touristes, tu ressors convaincu d’avoir vécu un rite islandais.

Skógafoss
Skógafoss, c’est la cascade qui ne fait pas dans la discrétion. Une chute de 60 mètres de haut et 25 de large, qui rugit comme si elle voulait couvrir le bruit de ton estomac vide. Tu t’approches, tu te fais tremper, et si tu as de la chance, un arc-en-ciel se forme pile devant toi. Les plus courageux grimpent l’escalier interminable pour la voir d’en haut, et ceux qui veulent pousser l’aventure continuent sur le trek de Fimmvörðuháls, un des plus beaux du pays. Bref, c’est le genre de cascade qui donne envie d’applaudir à la fin.

Reynisfjara
Une plage de sable noir, des colonnes de basalte dignes d’un château de sorcier, et des vagues monstrueuses qu’on appelle les “sneaker waves” (oui, celles qui te chopent en douce). Reynisfjara est à la fois sublime et flippante : les oiseaux nichent dans les falaises, les vagues avalent les imprudents, et le tout baigne dans une ambiance dramatique qui ferait un décor parfait pour Game of Thrones. Ici, pas question de bronzette, mais une balade mystique au milieu d’un paysage qui semble appartenir à une autre planète.

Vatnajökull et ses grottes de glace
Sous le plus grand glacier d’Europe, il existe des grottes bleues translucides qui ressemblent à des cathédrales de cristal. L’hiver, des guides t’emmènent explorer ces cavernes glacées sculptées par l’eau de fonte. À l’intérieur, la lumière se diffuse comme dans un vitrail, et chaque pas résonne comme dans un sanctuaire. C’est froid, c’est glissant, mais c’est absolument magique. Tu ressors avec 300 photos identiques mais tu ne t’en lasses pas. Vatnajökull, c’est un monstre de glace qui cache des merveilles à chaque recoin.

Aurores boréales
Ces lumières vertes qui dansent dans le ciel, c’est un peu la loterie islandaise. Tu scrutes les applis, tu guettes les prévisions, et quand enfin elles apparaissent, tu restes bouche bée comme un gosse devant un sapin de Noël. Les aurores ondulent, changent de forme, disparaissent, reviennent… et tu oublies le froid qui gèle tes doigts sur l’appareil photo. C’est un spectacle céleste qui justifie à lui seul un voyage en Islande. Et même si tu ne dors pas de la nuit pour les attendre, tu ne regrettes jamais.

Hallgrímskirkja
Impossible de rater cette église futuriste à Reykjavik, qui ressemble autant à une fusée prête au décollage qu’à un orgue de basalte. Monte tout en haut de la tour, et tu as une vue panoramique sur toute la capitale : maisons colorées, mer d’acier et montagnes au loin. L’intérieur est sobre, presque minimaliste, mais la taille du lieu impose le respect. Hallgrímskirkja, c’est un peu le phare spirituel de la ville, et le meilleur repère quand tu te perds dans les rues.

Diamond Circle
Si le Cercle d’Or est la star, le Diamond Circle est son cousin plus sauvage. Au programme : les chutes de Dettifoss, les plus puissantes d’Europe, qui te font trembler les os. Le lac Mývatn et ses paysages volcaniques dignes d’un laboratoire d’alchimiste. Le canyon d’Ásbyrgi, immense fer à cheval verdoyant. Et Húsavík, le meilleur spot du pays pour voir des baleines. Moins touristique que le sud, mais tout aussi spectaculaire, ce circuit est une pépite brute.

Cratère Víti
Avec son nom qui signifie “enfer”, Víti n’a pourtant rien de diabolique. Ce cratère volcanique rempli d’une eau turquoise contraste avec les champs de lave fumants tout autour. Parfois, la neige recouvre le décor et rend le contraste encore plus surréaliste. C’est le genre d’endroit où tu te dis que la Terre aime bien jouer avec Photoshop naturellement. Une marche autour du cratère, et tu as l’impression d’être sur une autre planète.

Canyon de Stuðlagil
Longtemps ignoré, ce canyon est devenu une star d’Instagram, et on comprend pourquoi. Des colonnes de basalte parfaitement alignées bordent une rivière d’un bleu irréel. Le contraste est tellement parfait que ça ressemble à une maquette. La balade pour y arriver vaut le coup, et une fois sur place, tu peux passer des heures à contempler les formes géométriques. C’est un décor qui mélange Tetris et nature sauvage.

Cascades Hengifoss et Litlanesfoss
Hengifoss, c’est une cascade de 128 mètres qui dégringole le long de falaises rouges striées de basalte noir. Un décor de science-fiction grandeur nature. Sur le chemin, tu croises Litlanesfoss, encadrée de colonnes de basalte dignes d’un orgue géant. La rando est sportive, mais chaque étape est un régal pour les yeux. Deux cascades pour le prix d’une, et pas des moindres.

Péninsule de Snæfellsnes
On l’appelle “l’Islande en miniature”, et ce n’est pas pour rien. Ici, tu trouves tout : volcans, glaciers, plages noires, falaises, sources chaudes. Le mont Kirkjufell, en particulier, est devenu une icône photographique (merci Game of Thrones). Chaque virage révèle un paysage différent, et tu finis par te dire que la péninsule a tout volé au reste du pays. C’est un condensé parfait pour ceux qui n’ont pas le temps de tout voir.

Épave du DC-3
Perdu sur une plage noire infinie, un vieil avion militaire américain repose depuis les années 70. Pas de panneau, pas de barrière : juste toi, le vent glacial, et cette carcasse argentée qui semble sortie d’un film post-apocalyptique. La marche pour y arriver est longue et monotone, mais le décor final est tellement surréaliste que ça vaut le coup. Certains grimpent dessus, d’autres se contentent d’un selfie dramatique. Dans tous les cas, c’est un arrêt mythique de la côte sud.

