Tu veux de la jungle ? T’en auras. Des plages ? Aussi. Des volcans, des paresseux, des colibris, des routes pourries et des douches froides en lodge ? Bien sûr. Le Costa Rica, c’est le pays où la nature a gagné. Ici, tout pousse, tout grouille, tout chante, tout te regarde avec des yeux trop mignons ou un venin mortel. On y vient pour respirer l’air pur, marcher dans la boue, observer un toucan et s’émerveiller devant une grenouille fluo de 2 cm. Et au milieu de ça : des gens ultra cool qui te lâchent des “pura vida” toutes les 3 minutes, comme un mantra national. Le Costa Rica, c’est pas le pays le plus cheap d’Amérique centrale, mais c’est sûrement l’un des plus beaux. Prépare tes jumelles, ton poncho, et ton amour de la gadoue, on y va.
Sommaire
San José
San José, c’est souvent l’étape “on y passe parce qu’on doit”. Capitale un peu bordélique, coincée dans la Vallée Centrale, elle souffre un peu de la comparaison avec le reste du pays (parce que bon, c’est pas un volcan ni une plage). Mais attends. Donne-lui une chance. Dans le chaos urbain, y’a de la vie : des marchés pleins d’odeurs, des musées qui retracent l’histoire du pays avec passion (et un peu de poussière), et des quartiers qui montent, comme Escalante, bourré de restos et de bars stylés. Le Teatro Nacional, lui, vaut vraiment le détour – un bijou néo-classique perdu dans le trafic. Et puis, c’est le spot parfait pour goûter un vrai gallo pinto au petit dej, faire ses courses en colones, et observer la vraie vie tica, sans filtre Instagram. San José, c’est pas un coup de foudre… mais c’est une étape sincère.
Monteverde
Monteverde, c’est la jungle… version cloud. Littéralement. Tu arrives là-haut après une route en zigzag avec vue sur les vallées, et tu entres dans un monde suspendu dans la brume. Les arbres sont couverts de mousse, les feuilles brillent, et les sons viennent de partout sauf de ce que tu vois. Ici, tout est vivant. Tu marches sur des ponts suspendus, tu scrutes les cimes à la recherche du fameux quetzal (et t’es content même si tu vois qu’un colibri), et tu marches dans des réserves naturelles où chaque virage est un nouveau documentaire Animal Planet. Tu peux faire de la tyrolienne dans la canopée (oui, même si t’as le vertige), visiter une ferme de papillons ou de grenouilles, et finir la journée avec un chocolat chaud dans un chalet qui sent le pin. Monteverde, c’est magique, un peu froid (prévois un pull), mais terriblement apaisant. Une bulle verte dans le ciel.
Volcán Arenal & La Fortuna
Le volcan Arenal, c’est le cône parfait, le genre de volcan que tu dessinais en primaire : haut, pointu, menaçant mais stylé. Jusqu’en 2010, il était actif tous les jours, genre petit feu d’artifice permanent. Aujourd’hui, il dort, mais il fait toujours son effet. À ses pieds, le village de La Fortuna, qui a grandi à coup de lodges, sources chaudes et tours en quad. Et tu sais quoi ? Ça marche. Tu peux te prélasser dans une rivière d’eau chaude naturelle (gratuite si t’es malin), grimper au mirador, ou faire une rando autour du volcan sur des coulées de lave solidifiées. Les paysages sont fous, surtout au coucher du soleil. Et si t’as encore de l’énergie, enchaîne avec les cascades, les ponts suspendus, les balades en VTT… La Fortuna, c’est l’endroit où t’as toujours une activité qui t’attend. Même si parfois, t’as juste envie de rester dans ton hamac face au géant.
Puerto Viejo de Talamanca
Puerto Viejo, c’est un mélange improbable de reggae, de surf, de cuisine afro-caribéenne et de dreadlocks en liberté. Sur la côte caraïbe, ce village bordé de plages sauvages est une onde de chill pur. Tu loues un vélo rouillé, tu longes la route vers Punta Uva ou Manzanillo, tu t’arrêtes grignoter un rice and beans à la sauce coco, et tu reprends la route jusqu’à trouver TON coin de sable. L’eau est chaude, les palmiers penchés, et le temps ne veut plus avancer. Ici, on croise autant de rasta locaux que de yogis allemands, de backpackers fauchés que de vieux surfeurs reconvertis. Les soirées sont rythmées par des sound systems en plein air, les journées par les marées. Puerto Viejo, c’est pas un simple spot : c’est un état d’esprit. Une parenthèse où t’oublies le reste du monde.
Tortuguero
Tortuguero, c’est une Venise tropicale version jungle. Accessible uniquement en bateau ou en petit avion, ce village posé entre rivière et mer est le paradis des tortues… et des amoureux de nature. Tu dors dans un lodge en bois, avec la pluie qui tambourine sur le toit en tôle, et tu te réveilles aux cris des singes hurleurs. Ici, pas de voiture. On se déplace en canoë dans les canaux bordés de palétuviers, où tu peux croiser caïmans, toucans, paresseux, hérons, et même parfois un jaguar si t’as le karma solide. Entre juillet et octobre, les plages deviennent le théâtre magique de la ponte des tortues marines. Tu marches de nuit, en silence, lampe rouge à la main, et tu assistes à un miracle de la nature. Tortuguero, c’est sauvage, humide, intense. Et ça te rappelle que la vraie vie, elle est là, entre deux mangroves.
Parc national Corcovado
Corcovado, c’est la cerise hardcore sur le gâteau vert du Costa Rica. Perdu tout au sud de la péninsule d’Osa, ce parc est l’un des plus riches en biodiversité du monde. Oui, DU MONDE. Tu veux du puma ? Y’en a. Du tapir ? Évidemment. Des aras rouges, des singes, des fourmiliers, des grenouilles, des serpents ? Tout est là. Mais faut le mériter. Pour y aller, tu prends un bus, un 4×4, un bateau… puis tu marches. Et là, t’entres dans un film. Tu transpires, tu galères, tu cries un peu intérieurement. Mais tu observes aussi des scènes incroyables : des singes-écureuils qui te regardent avec méfiance, un toucan qui claque du bec, un coati qui fouille dans la terre. Tu dors dans des camps rudimentaires, tu bois de l’eau filtrée, tu te couvres de boue… et tu souris. Parce que Corcovado, c’est le Costa Rica sauvage, brut, authentique. Et t’as l’impression d’avoir vécu quelque chose que peu vivent.
Isla del Caño
Bienvenue dans le monde du silence… ou presque. Isla del Caño, c’est une petite île au large de Drake Bay, dans le Pacifique Sud, qui te plonge direct dans un documentaire sous-marin. Accessible en bateau rapide, elle fait partie d’une réserve biologique stricte, donc pas de blabla inutile : on respecte, on observe, et on flotte. Ce qui t’attend ? Un des meilleurs spots de snorkeling (voire de plongée) du pays. Eau translucide, bancs de poissons multicolores, tortues de mer élégantes, raies pastenagues, requins à pointe blanche, coraux vivants… une véritable explosion aquatique. À la surface, c’est la jungle dense, vierge, inaccessible — seuls les sentiers autorisés te laissent y poser un pied. Tu passes la journée entre plongées et pique-nique écolo, avec la sensation de faire partie d’un club très privilégié. Bonus : en chemin, si c’est la saison (décembre à mars, ou juillet à octobre), tu peux croiser des dauphins joueurs ou même des baleines à bosse. Isla del Caño, c’est pas une île à cocktails. C’est une île à frissons bleus, à souvenirs humides, à “wow” toutes les 5 minutes.
Rincón de la Vieja
Le parc national Rincón de la Vieja, c’est un volcan qui a tout compris à l’entertainment : il fume, il bulle, il gronde, il arrose. Situé dans le nord-ouest du Costa Rica, c’est un joyau encore sous-estimé (et donc, moins bondé, shhh). Tu peux y randonner à travers des paysages lunaires, avec des geysers, des mares de boue bouillonnante, des fumerolles et une jungle qui sent le soufre. Oui, ça sent bizarre, mais ça fait partie de l’ambiance. Plusieurs sentiers s’offrent à toi, allant de la balade pépère aux ascensions bien sportives vers les chutes d’eau ou le cratère (quand il est ouvert). Tu peux même coupler ta visite avec une journée détente dans un spa géothermique local : bain de boue volcanique, cascade froide, hammam naturel… un bonheur pour le corps et les selfies. En chemin, tu croises des singes hurleurs, des toucans, des iguanes… parfois tous en même temps. Rincón, c’est un peu le parc d’attraction naturel version Costa Rica : ça pue un peu, ça secoue, ça fascine. Et tu reviens plein d’énergie (et de poussière).
