L’Albanie, c’est un peu ce pote discret en soirée qui, quand tu prends le temps de lui parler, te balance qu’il a escaladé l’Himalaya et nagé avec des dauphins. Ce petit pays coincé entre la Grèce et le Monténégro est encore largement sous le radar touristique, et tant mieux pour toi. Ici, la mer a des allures de Caraïbes, les montagnes font de l’œil aux Alpes, et les prix te rappellent les années 90. Entre vestiges ottomans, bunkers abandonnés, routes qui testent ton sang-froid et plats qui testent ton estomac (dans le bon sens), l’Albanie est une claque inattendue. Et prépare-toi : les habitants te servent le raki comme si c’était de l’eau, et il est impoli de dire non.
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Tirana
Tirana, c’est la capitale qui a décidé de repeindre la grisaille en version arc-en-ciel. Les façades des anciens immeubles communistes sont bariolées de couleurs vives, comme si quelqu’un avait craqué un pot de peinture géant. Le quartier du Blloku, autrefois interdit aux simples mortels, est aujourd’hui un concentré de bars branchés, de cafés design et de restos qui servent aussi bien du burger vegan que de la baklava. Tu croises des bunkers transformés en musées, des marchés qui sentent le café turc et les olives, et des places où les gens discutent pendant des heures. Tirana, c’est une ville qui ne cache pas ses cicatrices, mais qui les porte avec style, un peu comme un punk en costume.

Berat
Berat, “la ville aux mille fenêtres”, c’est comme si Pinterest avait décidé de construire un décor ottoman grandeur nature. Les maisons blanches, parfaitement alignées sur la colline, te fixent avec leurs dizaines de fenêtres comme si elles surveillaient tes moindres gestes. Tu te perds dans les ruelles pavées, tu grimpes jusqu’au château (oui, ça grimpe fort), et là-haut, tu as une vue qui mérite largement la sueur. Bonus : le château est encore habité, donc tu peux croiser une mamie en train d’étendre son linge devant un mur vieux de plusieurs siècles. Ici, le temps s’est arrêté, mais les chats, eux, sont bien vivants et partout.

La Riviera albanaise
La Riviera albanaise, c’est la Côte d’Azur… sans les yachts bling-bling et avec des prix divisés par dix. Une route panoramique longe la mer Ionienne, t’offrant à chaque virage un nouveau spot où tu veux t’arrêter. Ksamil, avec ses eaux turquoise et ses îlots que tu peux rejoindre à la nage, te donne envie de devenir ermite de plage. Dhermi et Jale attirent plus les fêtards, avec des bars qui ne connaissent pas l’heure. Partout, les fruits de mer sont frais, les couchers de soleil flamboyants, et les plages assez grandes pour que tu n’aies pas à entendre la playlist douteuse de ton voisin.

Gjirokastër
Gjirokastër, c’est la ville en pierre qui joue la carte dramatique. Les toits en ardoise descendent la colline comme des écailles, et au sommet, un château imposant surveille la vallée. Les ruelles pavées sont tellement pentues que tu te demandes si les habitants ont des mollets en béton. Dans les maisons ottomanes transformées en musées, tu découvres des tapis, des costumes et des meubles qui semblent avoir traversé le temps sans une ride. Et puis il y a le marché, où l’on vend tout, du miel au tapis tissé main. Si tu as un faible pour les villes qui sentent l’histoire et la pierre chaude au soleil, Gjirokastër va te séduire.

Lac de Shkodra
Le lac de Shkodra, c’est la pause fraîcheur au nord du pays. Entouré de collines vertes et parsemé de villages paisibles, il est parfait pour une balade en bateau ou un pique-nique improvisé. Tu peux te baigner, faire du kayak, ou juste t’installer à une terrasse au bord de l’eau avec un café turc. Les pêcheurs du coin sont souvent ravis de te faire goûter leur prise du jour, grillée et arrosée d’un filet de citron. Ici, pas de chichis : juste la nature, l’eau et le temps qui passe doucement.

Les Alpes albanaises
Les Alpes albanaises, surnommées “montagnes maudites” (mais rassure-toi, c’est juste pour la légende), sont un terrain de jeu pour les randonneurs. Theth et Valbona sont les stars du coin, reliées par un sentier mythique de 20 km qui te fait traverser des paysages dignes d’un film. Pics acérés, vallées fleuries, rivières glaciales… et des villages où l’hospitalité est une règle sacrée. Ici, pas de réseau, juste le chant des oiseaux et le bruit de tes pas sur le sentier. Si tu aimes la montagne brute, tu vas adorer.

Parc national de Llogara
Le parc national de Llogara, c’est un peu le balcon de la Riviera albanaise. Perché à plus de 1 000 mètres, il t’offre des vues vertigineuses sur la mer, entre deux forêts de pins qui sentent bon la résine. C’est l’endroit idéal pour faire une pause fraîcheur quand la côte devient trop chaude. Tu peux y croiser des moutons, des cerfs, et même quelques aigles si tu as l’œil. Les restos de montagne servent de la viande grillée qui ferait pleurer un végétarien.

Osum Canyon
L’Osum Canyon, c’est la réponse albanaise au Grand Canyon, mais en version plus compacte et verdoyante. Les falaises se dressent de chaque côté d’une rivière couleur émeraude, et les petites cascades ajoutent un fond sonore apaisant. Au printemps, tu peux descendre en rafting, l’été, tu peux marcher le long des berges et te baigner. Les couleurs changent toute la journée, passant du vert intense au doré du soir. C’est un endroit qui donne envie de s’asseoir et de juste regarder.

Shkodër
Shkodër, c’est la ville qui fait le lien entre culture et nature. Son centre piéton, plein de façades colorées et de cafés, respire la dolce vita version balkanique. Le château de Rozafa, perché sur une colline, t’offre une vue panoramique sur le lac, les rivières et les montagnes. La légende de sa construction, impliquant un sacrifice humain, te laisse songeur… mais pas au point de te gâcher ta glace artisanale en bas. Shkodër est aussi le point de départ parfait pour explorer les Alpes albanaises. Une ville cool, sans prise de tête, où on se sent vite chez soi.

