Randonnées à faire au Pérou

Salkantay Trek – Difficile

Départ depuis Mollepata, arrivée à Machu Picchu. Tu traverses des vallées verdoyantes, des glaciers dignes du Seigneur des Anneaux, et même une jungle chaude comme un hammam. Tu montes jusqu’à 4 630 m au col de Salkantay, autant dire que même ton âme halète. Le sentier fait environ 64 km, répartis sur 5 jours à raison de 6 à 8 h de marche quotidienne. Niveau dénivelé, t’es à environ +3 200 m et –4 000 m, autant dire que tes genoux vont t’écrire une lettre de plainte. Tu passes par la lagune Humantay (spoiler : c’est une carte postale) et tu dors en tente ou en dôme selon ton budget. L’arrivée à Machu Picchu en bonus final te fait oublier les orteils congelés et les nouilles lyophilisées. C’est un classique revisité, moins touristique que l’Inca Trail, et carrément plus sauvage. Prends un bon sac de couchage, et surtout ton courage.

Rainbow Mountain (Vinicunca) – Moyenne

Départ de Cusco à 3h du mat’ (non, c’est pas une blague) et direction Quesiuno, où la rando commence. La montée est courte mais te claque la tête à cause de l’altitude : tu grimpes jusqu’à 5 036 m pour atteindre la fameuse montagne zébrée. C’est seulement 7 km A/R, mais t’es à bout de souffle avant même le premier lama. Tu gagnes environ +400 m de dénivelé (et tu les sens passer), avec autant en descente. Il faut environ 2 à 3 h de marche, mais tu mets deux fois plus de temps à reprendre ton souffle. L’arrivée est spectaculaire : les strates colorées paraissent irréelles, et tu te demandes si la nature n’a pas pris un cours de Photoshop. Niveau difficulté : c’est court, mais raide et haut. Conseil de pote : prends un cheval si t’es claqué. Tu seras pas le seul, promis.

Laguna Humantay – Facile à moyenne

C’est le genre de rando que tu fais pour dire “j’ai souffert… mais regardez cette photo de lac !”. Tu pars de Soraypampa (3 900 m), tu montes sur 3,5 km pour arriver à la Laguna Humantay, perchée à 4 200 m. Le dénivelé est de +400 m, mais en altitude, ça pique plus qu’un shot de pisco. Il faut environ 1 h 30 à 2 h pour monter, puis tu poses ton sac, tu restes bouche bée, et tu prends 132 selfies. L’eau est turquoise, les sommets enneigés sont juste derrière, et tu te demandes si t’es pas dans un screensaver. La descente est easy, sauf pour tes genoux. C’est souvent fait en 1 jour depuis Cusco avec une agence, transport inclus. C’est parfait pour tester l’altitude avant des gros treks. Bonus : tu pourras dire “j’ai vu la lagune AVANT que tout le monde la poste sur TikTok”.

Choquequirao – Difficile

Départ depuis Cachora, petite bourgade paumée, et c’est parti pour une aventure de 4 à 5 jours dans un décor de fou. La randonnée t’amène jusqu’au site de Choquequirao, la « grande sœur oubliée du Machu Picchu », à 3 050 m d’altitude. Mais pour y arriver, tu descends et remontes un canyon de l’espace : +2 800 m de dénivelé positif, –2 800 m aussi. T’enchaînes environ 64 km au total, avec des montées qui font parler à tes mollets. Tu dors en tente, souvent au bord de falaises, ambiance “suis-je prêt à mourir pour cette vue ?”. Le site lui-même est quasi vide, mais grandiose. Tu peux même continuer jusqu’au Machu Picchu si t’as encore des jambes. Rando physiquement brutale, mais émotionnellement magique. Et franchement, tu mérites une médaille.

Laguna 69 – Moyenne

Tu démarres de Cebollapampa, dans la Cordillère Blanche, à 3 900 m, et tu montes jusqu’à 4 600 m en l’espace de quelques kilomètres. Ça pique. Le sentier fait 14 km A/R, avec un bon +800 m de dénivelé. Tu mets environ 5 à 6 h au total, pauses photos incluses (obligatoires, c’est trop beau). Le décor ? Rivières, cascades, vaches andines et, au bout, un lac bleu fluo au pied d’un glacier. Pas besoin de filtre : c’est la nature qui gère. C’est souvent fait comme excursion depuis Huaraz, mais attention, l’altitude ne pardonne pas. Tu termines fier mais rincé, avec des jambes tremblantes et 48 photos identiques dans ton téléphone. Niveau difficulté ? Physiquement gérable, mais l’altitude fait grimper le challenge. Parfait pour se tester avant un gros trek.

Chute de Gocta – Facile à moyenne

Pas de col à 5 000 m ici, mais une des plus hautes cascades du monde, nichée dans la région de Chachapoyas. Tu pars de Cocachimba pour une rando de 5,5 km aller, donc 11 km A/R. Tu descends tranquillement à travers la jungle, entre papillons, singes bavards et humidité à couper au couteau. Le dénivelé ? Environ +500 m au retour (parce qu’il faut bien remonter). Il faut 2 à 3 h pour y aller, idem au retour. En face, la cascade te balance ses 771 m de chute d’eau dans la tête. Tu peux t’approcher pour être trempé comme une serpillère (et frais, très frais). Rando parfaite pour les amateurs de jungle soft et paysages spectaculaires. C’est accessible à tous, mais mieux vaut une petite forme pour la remontée. Et des anti-moustiques… sérieux.

Santa Cruz Trek – Moyenne à difficile

Tu pars de Cashapampa et tu termines à Vaquería, dans la Cordillère Blanche. Environ 4 jours de pur plaisir alpin avec un col à 4 750 m (le fameux Punta Unión). La distance totale ? Environ 50 km, avec +1 200 m de montée et –1 800 m de descente. C’est du costaud, mais bien étalé sur plusieurs jours. Tu dors sous tente entre rivières gelées et montagnes immenses. Le décor est à tomber : sommets enneigés, lacs couleur Gatorade, silence d’or. C’est moins haut que Huayhuash, donc plus accessible si t’as pas encore ton badge de sherpa. Pas trop touristique, mais bien fréquenté en haute saison. Parfait pour un premier gros trek sans se mettre minable. Bonnes chaussures obligatoires, et foie solide pour les lyophilisés du dîner.

Ausangate Trek – Très difficile

T’as envie de suer, geler, grimper, re-geler et pleurer de bonheur ? Bienvenue sur le tour de l’Ausangate. 5 à 6 jours autour d’un sommet sacré culminant à 6 384 m (rien que ça). Tu pars de Tinqui ou Pacchanta, tu fais une boucle d’environ 70 km, avec des cols jusqu’à 5 200 m. Le dénivelé total est violent : environ +3 800 m et autant en descente. Chaque jour, tu passes entre lagunes pastel, montagnes rouges et vallées où même les lamas se plaignent du froid. Tu dors sous tente à 4 500 m, autant dire que ton pipi du matin devient un challenge extrême. Tu verras la Rainbow Mountain sur le trajet si t’ajoutes une petite boucle. Niveau difficulté ? Ultra haute. Mais le kiff est à la hauteur. Littéralement.

Canyon de Colca – Moyenne à difficile

Bienvenue dans le canyon le plus profond du monde (presque 2 fois le Grand Canyon, s’il te plaît). Tu pars de Cabanaconde, tu descends jusqu’à l’oasis de Sangalle, et tu remontes par un autre sentier. En tout, 20 km, mais avec un bon +1 200 m de dénivelé positif, souvent fait sur 2 jours. La descente est raide, la remontée pique les cuisses (surtout au soleil). Tu dors dans l’oasis, dans une petite cabane ou auberge rustique. Et au sommet, tu croises les condors qui planent comme des boss. La vue est à couper le souffle… et l’effort aussi. Rando parfaite pour se tester sans partir une semaine. Accessibilité : bonne forme recommandée, mais pas besoin d’être un ninja. Bonus : les sources chaudes à Chivay pour récompenser tes jambes.

Huayhuash Circuit – Très difficile

Là, on parle du graal. Le Huayhuash Trek, c’est une boucle de 10 à 12 jours, à plus de 4 000 m quasi non-stop, dans la Cordillère Huayhuash. Tu pars souvent de Llámac, tu fais 130 km environ, tu franchis plusieurs cols au-dessus de 5 000 m, et tu dors chaque soir dans des décors de dingue. Niveau dénivelé, t’es autour de +6 000 m, pareil en descente. Chaque jour, un col, un lac glaciaire, et une vue qui te fait buguer. C’est physiquement ultra exigeant, mentalement intense, mais d’une beauté à pleurer. Peu de randonneurs, beaucoup de sommets mythiques (le Siula Grande, entre autres), et pas de réseau. Tu déconnectes vraiment. Si tu survis à ça, t’as gagné ton diplôme de randonneur des dieux.

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